Après plusieurs mois encourageants pour les emprunteurs, le marché du crédit immobilier pourrait entrer dans une nouvelle phase.
Depuis le début de l'année 2026, la production de crédits immobiliers reste supérieure à celle observée sur la même période en 2025. Cette dynamique témoigne d'une certaine résistance du marché immobilier malgré un contexte économique international particulièrement instable.
Cependant, plusieurs signaux invitent à la vigilance.
Après plus d’un an de baisse progressive des taux, amorcée début 2024 et prolongée jusqu’au printemps 2025, le marché du crédit immobilier semble aujourd’hui entrer dans une phase plus incertaine. Cette période de détente avait permis un redémarrage de la production de prêts et un retour progressif des emprunteurs, rassurés par des conditions plus favorables.
Mais depuis plusieurs mois, des signes d’essoufflement apparaissent. Selon l’Observatoire Crédit Logement, le second semestre 2025 a déjà marqué un ralentissement du volume de crédits accordés. Les premiers mois de 2026 confirment cette tendance. En avril, l’activité demeure nettement inférieure aux niveaux observés entre 2016 et 2019 : le nombre de prêts accordés recule encore d’environ 24 %, tandis que la production globale affiche une baisse de 37 %.
La transition énergétique n’est plus une perspective lointaine : elle influence concrètement le marché immobilier et les décisions des propriétaires comme des futurs locataires. Depuis quelques années, les pouvoirs publics encadrent de plus en plus la location des logements énergivores afin d’améliorer la qualité globale du parc immobilier et de réduire les dépenses des occupants.
L’un des chantiers les plus significatifs de cette évolution concerne les logements classés dans les catégories les moins performantes du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Dans ce cadre, des mesures réglementaires ont été mises en place progressivement pour interdire la mise en location de certains biens dont la consommation est jugée excessive. L’objectif est clair : encourager la rénovation énergétique des logements pour diminuer les factures, améliorer le confort et réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Lire la suite : Immobilier & performance énergétique : comprendre les nouvelles obligations
Le début de l’année 2026 est marqué par de nouveaux mouvements sur le marché des taux.
Alors qu’une accalmie semblait se dessiner en février, le contexte international est venu rebattre les cartes et fragiliser les équilibres.
L’OAT 10 ans — véritable boussole des taux immobiliers — illustre cette volatilité. Elle est passée de 3,92 % le 27 mars à 3,69 % le 9 avril, dans un climat d’instabilité lié notamment au conflit au Moyen-Orient. Ces variations traduisent une forte sensibilité des marchés aux tensions géopolitiques et aux perspectives inflationnistes.
À l’approche du printemps 2026, le marché du crédit immobilier reste globalement calme.
Quelques baisses ont même été observées en début d’année, portées notamment par l’évolution de l’OAT 10 ans en février.
Lire la suite : Taux stables au printemps : vers un nouveau tournant ?
Accéder à la propriété, surtout pour une première résidence principale, reste un objectif majeur pour de nombreux ménages en France.
A l’heure de faire les comptes, le bilan de l’année est positif pour le marché immobilier. En effet, le volume de transactions est reparti à la hausse.
Le Conseil supérieur du Notariat annonce une augmentation de près de 11% sur un an avec 921 000 transactions.
Lire la suite : BONNE ANNÉE : LES BELLES PERSPECTIVES 2026 !
Malgré les incertitudes politiques et le contexte international anxiogène, les signaux sur le marché de l’immobilier sont favorables : stabilité des taux et des prix, volume de ventes plus important, retour des primo-accédants.
Malgré l’instabilité politique et les dégradations de la note de la France, les taux de crédit se maintiennent globalement.
En dépit, des nombreuses incertitudes, les taux ont peu évolué en ce mois de novembre.
Comme nous l’avions indiqué dans notre précédente newsletter, le cycle de baisse des taux est bien terminé.
Après la phase de stabilité relative, les banques ont commencé à remonter progressivement leur grille et il est fort à craindre que les tensions actuelles amplifient cette tendance.
La rentrée sur le marché des taux est marquée par la fin du cycle de stabilité ou de baisse des taux.
Nous avions assisté à une baisse continue depuis janvier 2024 jusqu’à mai 2025.
Le constat est différent depuis le début de l'été avec un début de hausse pour la plupart des réseaux bancaires.
Comme nous l’avions indiqué le mois dernier, nous assistons depuis le printemps à la fin de la baisse des taux commencée début 2024.
La tendance est bien au statu-quo voire à la hausse mesurée des taux.












